Philippines : des affrontements à Marawi entre un groupe terroriste et l’armée

Photo prise par un habitant lors des altercations. Il semblerait que ce soit le drapeau islamiste sur cette voiture. [Chico Dimaro Usman / Facebook]

Des altercations armées ont été rapportées par CNN, aux Philippines, ce mardi 23 mai. Ces affrontements ont lieu entre les forces armées gouvernementales et le groupe terroriste Abu Sayyaf, qui est affilié à l’État islamique (EI). Les combattants islamistes s’en seraient notamment d’abord pris à l’hôpital Amai Pakpak, à Marawi, petite ville de 200.000 habitants. Au cours de l’assaut envers l’hôpital, les terroristes ont remplacé le drapeau des Philippines par celui de l’EI.

Environ cinquante combattants d’Abu Sayyaf se sont déployés dans la ville, ce qui ne serait pas sans lien avec une perquisition par l’armée à un domicile où Isnilon Hapilon, le chef du groupe islamiste, se cachait supposément. Actuellement, Hapilon n’a pas été retrouvé et une récompense de 5 millions d’euros est promise pour sa capture.

Selon des témoignages d’habitants, des lieux clés de la ville auraient été le théâtre des combats, et plusieurs bâtiments seraient en flammes, créant la panique dans les rues de Marawi.

Photo Wcn Conflict News

Le vice-gouverneur de la province, Mamintal Adiong Junior, a enjoint les habitants de rester chez eux et de se coucher au sol s’ils entendent des tirs. Eduardo Año, le chef des Forces Armées des Philippines, a précisé à CNN avoir repris le contrôle de la situation sur l’ensemble de la ville. Au cours des affrontements, un policier est mort ainsi que huit soldats.

Le groupe Abu Sayyaf sévit depuis les années 1990, en étant au début financé par Al Qaïda avant de faire récemment allégeance à Daesh. Le groupe terroriste a perpétré des centaines d’enlèvements, qui s’en sont suivis par des décapitations lorsque la rançon n’était pas payée. Abu Sayyaf a également commis un attentat à la bombe particulièrement meurtrier en 2004, tuant une centaine de personnes.

La ville est pour l’instant bloquée, et peu d’informations réellement fiables sont disponibles en dehors des déclarations des porte-paroles de l’armée, et des témoignages d’habitants. Le hashtag #PrayForMarawi est très utilisé sur les réseaux sociaux, pour soutenir les philippins face à cette situation vraisemblablement chaotique et peu claire.

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