Aide à domicile : l’exonération des 70-79 ans pourrait revenir

Les foyers de 70 à 79 ans qui emploient une aide à domicile pourraient retrouver l’exonération de cotisations patronales qu’ils ont perdue cet été. Le 21 octobre 2026, les députés ont voté, contre l’avis du gouvernement, le retour de cet avantage lors de l’examen en première lecture du budget de la Sécurité sociale pour 2027. Une bonne nouvelle potentielle pour environ 350 000 particuliers employeurs, mais une victoire encore loin d’être acquise.

Un avantage supprimé en avril, réclamé depuis l’été

Jusqu’au printemps 2026, toute personne de plus de 70 ans employant une aide à domicile bénéficiait automatiquement d’une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale. Un décret du 8 avril 2026 a relevé ce seuil à 80 ans : depuis le 1er juillet, les 70-79 ans qui ne touchent pas l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH) paient leurs heures d’aide à domicile plus cher, avec une hausse estimée entre 15 et 20 %, soit 1 000 à 1 500 euros par an pour les foyers concernés. Un site spécialisé en droit du travail avait déjà consacré un article à cette bascule de l’exonération vers 80 ans, qui s’ajoutait à la réforme des salaires et de la fusion des services engagée la même année.

Ce que le vote du 21 octobre changerait concrètement

L’amendement adopté à l’Assemblée nationale rétablit l’exonération pour la tranche 70-79 ans, sans attendre un niveau de dépendance reconnu par l’APA. S’il est confirmé jusqu’au bout du processus parlementaire, il permettrait aux foyers concernés de repasser sous le régime antérieur à juillet 2026 :

  • Suppression des cotisations patronales de sécurité sociale pour l'emploi direct d’une aide à domicile ;
  • Fin de la hausse de 15 à 20 % appliquée depuis cet été sur la facture mensuelle ;
  • Retour à un critère d’âge simple, sans justificatif de perte d’autonomie à produire.

Pourquoi rien n’est encore réglé pour les familles

Le vote du 21 octobre n’a, à ce stade, aucun effet juridique immédiat : il ne s’agit que d’une étape de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2027, adoptée contre l’avis du gouvernement. Le texte doit encore franchir la suite de la navette parlementaire, puis une adoption définitive, avant qu’un décret d’application ne puisse concrètement rétablir l’exonération. Pour les ménages qui ont vu leur facture grimper depuis juillet, cela signifie qu’aucun remboursement ni baisse immédiate n’est à attendre tant que le texte n’a pas été définitivement adopté. L’exécutif, qui avait justifié le relèvement à 80 ans par une économie budgétaire d’environ 100 millions d’euros, pourrait chercher à revenir sur cet amendement lors des étapes suivantes.

Qui est concerné en attendant

En attendant une issue définitive, les particuliers employeurs de 70 à 79 ans qui ne bénéficient pas de l’APA ou de la PCH restent soumis aux règles en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Ceux qui perçoivent déjà l’APA, eux, continuent de bénéficier d’exonérations spécifiques liées à cette allocation, indépendamment de l’issue du débat budgétaire. Le sujet s’inscrit dans un mouvement plus large de soutien aux services de proximité, où les arbitrages budgétaires sur l’aide à domicile reviennent chaque année au cœur des discussions sur le financement de la dépendance.

Questions fréquentes

L’exonération est-elle déjà rétablie pour les 70-79 ans ?

Non. Le 21 octobre 2026, les députés ont voté son rétablissement en première lecture du PLFSS 2027, mais le texte doit encore passer les étapes suivantes de la navette parlementaire avant une adoption définitive et un décret d’application.

Qui est concerné par la hausse appliquée depuis juillet 2026 ?

Les particuliers employeurs âgés de 70 à 79 ans qui emploient une aide à domicile sans percevoir l’APA ni la PCH, soit environ 350 000 foyers selon les estimations avancées lors du débat.

Faut-il s’attendre à un remboursement si le texte est adopté ?

Rien n’indique à ce stade un effet rétroactif sur les cotisations déjà payées depuis juillet 2026 : les informations disponibles portent uniquement sur un rétablissement de l’exonération pour l’avenir, sous réserve de l’adoption définitive du texte.

Sources

Marion

Je m’appelle Marion Lafon, j’ai 25 ans, et je regarde les médias comme d’autres regardent le ciel : avec fascination, mais toujours un peu méfiante. Je suis analyste médias indépendante, passée par une école de journalisme… que j’ai quittée juste avant le diplôme. Pourquoi ? Parce qu’on m’y apprenait à parler vite, mais pas à penser long. Je préfère les contrechamps aux angles, les doutes aux scoops, et les lectures critiques aux punchlines prémâchées. En 2022, j’ai créé Widemedia, un magazine libre qui observe les observateurs et décrypte ceux qui décryptent. 🎯 Ma mission ? Comprendre comment l’information est produite, sélectionnée, diffusée, déformée, digérée. Pas seulement ce qui est dit, mais comment, pourquoi, par qui, et avec quels effets. Je m’intéresse : aux mécanismes de l’agenda médiatique aux angles morts de l’info aux relations entre pouvoir et presse à la désinformation douce, celle qui ne se voit pas mais modèle l’opinion aux formats émergents (podcasts natifs, newsletters, chaînes YouTube, TikTok info) à la manière dont les publics (dés)engagent face à tout ça Sur Widemedia, je propose : des analyses de traitement médiatique (comment un même fait est raconté différemment selon les rédactions) des cartographies de l’écosystème info (propriété des médias, dépendances économiques, bulles de filtre) des entretiens avec journalistes critiques, chercheurs, créateurs indépendants et parfois… des billets personnels, quand l’actualité me traverse trop fort 🧠 Ce qui me rend différente ? Je suis obsessionnelle de la veille média, mais à l’ancienne. Je fais ça sans algorithme : flux RSS, lectures croisées, journaux papier, podcasts du matin au soir. Mais surtout, j’ai une passion un peu étrange : je collectionne les erreurs médiatiques corrigées discrètement. Tu sais, ces petits encadrés planqués en bas de page ou ces tweets “rectificatifs” publiés 24h après le buzz ? Je les archive. Je les analyse. J’en fais une rubrique : “Erratum”, qui raconte une autre histoire de l’info. Une histoire qu’on oublie trop vite. 🗣️ Mon ton ? Ni cynique, ni naïf. Je ne tape pas pour exister, je n’encense pas pour exister. J’écris pour décortiquer, comprendre, et parfois remettre en cause les évidences confortables. Mon ton est : rigoureux, mais vivant critique, mais pas agressif narratif, mais jamais flou Je fais des phrases longues quand le sujet l’impose. Et très courtes quand je suis en colère. 🪪 En résumé Je suis Marion Lafon, une lectrice obsessionnelle, une chasseuse de récits cachés, et une analyste indépendante des mécaniques médiatiques. Sur Widemedia, je t’invite à ne pas seulement lire l’info, mais à la regarder de l’extérieur. Parce qu’on ne peut pas se libérer de ce qu’on ne comprend pas. Bienvenue dans la salle des machines.

Share
Published by
Marion

Recent Posts

Box 5G : le guide pratique pour bien choisir sa connexion

Box 5G : fonctionnement, débits réels, éligibilité selon l'opérateur et limites à connaître avant de…

19 heures ago

BlablaStream nouvelle adresse Octobre 2026

Nouvelle adresse de BlablaStream vérifiée en octobre 2026, blocage ARCOM et alternatives légales.

22 heures ago

Crédit immobilier : les taux repassent au-dessus de 5 %, qui est menacé d’exclusion ?

Le taux d'emprunt d'État français à 10 ans dépasse 5 % pour la première fois…

2 jours ago

Téléviseur : les critères techniques à vérifier avant d’acheter

Taille d'écran, distance de visionnage, classe énergétique, HDMI 2.1 : les critères techniques essentiels pour…

4 jours ago

Grand Prix du roman de l’Académie française 2026 : trois romans pour un dernier vote

Après une première liste de douze romans, l'Académie française a retenu trois finalistes pour son…

1 semaine ago

Vacances de la Toussaint : pourquoi agences et plateformes racontent deux histoires différentes

Ventes en baisse chez les agences, demande solide sur les plateformes de location : les…

1 semaine ago

Ce site utilise des cookies.