Aide à domicile : ce que change vraiment le budget pour les services à la personne

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Entre les rumeurs de coupe budgétaire et les inquiétudes des familles, le secteur des services à la personne a connu un été agité. Aide à domicile, garde d’enfants, soutien scolaire : ces métiers de proximité irriguent le quotidien de millions de foyers, et le budget en discussion cet été a nourri son lot de craintes, parfois exagérées. Que prévoit réellement le texte, et que reste-t-il de rumeur ?

Le crédit d’impôt n’est pas remis en cause

Contrairement à ce qui a circulé ces dernières semaines, la réduction et le crédit d’impôt pour l'emploi à domicile ne figurent pas parmi les dispositifs revus à la baisse dans le texte budgétaire. Les niveaux appliqués en 2025 sont reconduits à l’identique pour 2026, confirme une analyse détaillée du secteur publiée par Aladom. Une clarification bienvenue pour les particuliers employeurs, dans un contexte où chaque avantage fiscal fait l’objet d’un examen attentif.

Le texte budgétaire ne cite d’ailleurs pas nommément le secteur des « services à la personne » : ce sont les mesures concernant l’autonomie et le grand âge qui, indirectement, dessinent la trajectoire du secteur pour l’année à venir.

Un effort ciblé sur l’aide à domicile et le grand âge

Le budget maintient une enveloppe supplémentaire de 300 millions d’euros pour l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap, deux aides qui financent une large part des heures d’intervention à domicile. Il confirme également la création de 25 000 postes supplémentaires dans les soins infirmiers à domicile, ainsi qu’un objectif de 50 000 recrutements en Ehpad d’ici la fin de la trajectoire 2030, dont 4 500 dès 2026. Un budget de 100 millions d’euros est par ailleurs fléché vers le développement des soins palliatifs, en particulier à domicile.

Cette trajectoire s’inscrit dans la continuité de la réforme des salaires et de la fusion des services d’aide à domicile engagée ces derniers mois, qui redessine progressivement l’organisation du secteur.

Un secteur déjà en forte croissance

Les services à la personne représentaient, avant même ces annonces, un poids économique considérable : plus de 68 800 organismes en activité, un marché estimé à plus de 20 milliards d’euros et une croissance de 20 % entre 2023 et 2024, selon les données compilées par Tool Advisor. Le secteur emploie environ 1,2 million de personnes, pour un salaire moyen compris entre 1 600 et 2 000 euros bruts mensuels.

  • 82 % des Français jugent le secteur important pour l'emploi
  • 85 % estiment qu’il contribue à lutter contre l’isolement des personnes âgées
  • 55 % considèrent que les professionnels manquent encore de reconnaissance

Ce paradoxe – un secteur en croissance mais dont les salariés se sentent peu valorisés – explique en partie la bascule de l’âge d’exonération de cotisations de 70 à 80 ans décidée récemment, qui vise à limiter le coût du recours à l'emploi à domicile pour les foyers les plus modestes.

Ce que cela change concrètement pour les familles

Pour un particulier employeur ou une famille qui fait appel à une aide à domicile, la principale bonne nouvelle est donc l’absence de mauvaise surprise fiscale à court terme. Le financement public de l’autonomie progresse, ce qui devrait, en théorie, limiter la pression sur les tarifs pratiqués par les structures prestataires. Reste que la question du reste à charge pour les publics les plus âgés demeure sensible, dans un secteur où la demande continue de dépasser l’offre de personnel qualifié, un enjeu qui rejoint les difficultés observées plus largement sur l’emploi des seniors en France.

Questions fréquentes

Le crédit d’impôt pour l'emploi à domicile va-t-il baisser en 2026 ?

Non. Les analyses du secteur confirment que les niveaux 2025 sont reconduits à l’identique, malgré les rumeurs circulant durant les débats budgétaires.

Quelles aides sont renforcées par le budget ?

L’APA, la prestation de compensation du handicap et le financement des soins infirmiers à domicile bénéficient d’une enveloppe supplémentaire, dans une logique de soutien à l’autonomie des personnes âgées.

Le secteur des services à la personne est-il en croissance ?

Oui : plus de 68 800 organismes sont aujourd’hui en activité, pour un marché qui a progressé de 20 % entre 2023 et 2024.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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