Le Mali fustige le retrait de Barkhane

Related

Wegovy et Mounjaro : la demande explose depuis le remboursement

Trois mois après leur remboursement par l'Assurance Maladie, Wegovy et Mounjaro connaissent une demande en forte hausse dans les pharmacies françaises. Conditions d'accès, taux de prise en charge et chiffres clés à retenir.

Parrainage bancaire : jusqu’à 300 € à la clé, mais gare à la fiscalité

Boursorama, Hello bank!, Trade Republic ou Monabanq multiplient les primes de parrainage à la rentrée. Mais entre conditions à respecter et fiscalité méconnue, le gain réel est souvent loin de l'affichage.

Été le plus chaud jamais enregistré en France : l’alerte du Haut Conseil pour le Climat

Le Haut Conseil pour le Climat tire le bilan d'un été record : 53 jours de vague de chaleur, 178 dépassements des 40°C et 1 424 cours d'eau touchés par la sécheresse.

Formations financées par France Travail : ce qui change avec les nouveaux critères

France Travail impose désormais six critères cumulatifs pour financer une formation, tandis que le CPF plafonne différemment certifications, bilans de compétences et permis de conduire.

BepiColombo entame sa phase d’approche finale vers Mercure

Le 3 septembre 2026, la sonde BepiColombo a séparé son module de transfert, amorçant son arrivée près de Mercure après huit ans de voyage entre l'ESA et la JAXA.

Share

De janvier 2023 à ce jour, la France a perdu 52 militaires dans la guerre au sahel. Ce long soutien de l’Élysée à Bamako risque de prendre fin si le gouvernement malien accepte certaines collaborations. Une forte tension entre l’UE, le Mali et la Russie.

Un vide à combler

Le premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga a profité de sa prise de parole à l’Assemblée générale de l’ONU pour condamner le retrait de Barkhane. En juin 2021, l’Élysée avait pris la décision de « transformer profondément » leur présence sur le territoire malien. Pour le ministre malien, il s’agit d’un « abandon en plein vol ». Ce dernier dénonce le fait que la France ait pris cette décision toute seule, sans concertation préalable.

Le retrait de Barkhane pourrait affaiblir la position du gouvernement malien face aux terroristes. Bamako est donc prêt à explorer « les voies et moyens pour assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires » a déclaré Kokalla Maïga.

Le Gouvernement russe nie toute implication

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, a reconnu que le Mali s’est rapproché de certaines sociétés privées russes. Cette déclaration vient confirmer les soupçons relatifs à une probable coopération entre le Mali et des sociétés privées russes. Plusieurs États de l’Union européenne dont la France n’apprécie pas de telles démarches. Toutefois, Lavrov ne reconnait aucune implication directe du gouvernement russe.

« Tout cela se fait sur une base légitime, entre un gouvernement légitime, reconnu par tous et des entités qui fournissent des services à travers des spécialistes étrangers (…) Nous n’avons rien à voir avec cela » a déclaré le chef de la diplomatie Russe. Celui-ci n’a pas manqué de souligner l’échec de la France face à la menace terroriste dans le Sahel. Les récents problèmes de la Russie avec un journaliste ne donnent pas une meilleure image du pays.

Le groupe Wagner

Pour plusieurs, le groupe Wagner est comme une société-écran du gouvernement russe. La Russie l’utiliserait pour agir secrètement dans certaines régions du globe. Ce groupe est déjà présent en Centrafrique et en Libye. Il est pour l’instant accusé de plusieurs malversations. De nombreux pays européens (13 en tout) sont contre une implication de Wagner au Mali.

Officiellement, la société appartient à Evguéni Prigojine, et offre des services de fourniture et de maintenance d’équipements militaires. Cependant, on estime que le directeur agirait pour le compte de Kremlin. Si une coopération naît entre ce groupe et le Mali ; l’Estonie, la France et l’Allemagne pourraient diminuer leur présence au Mali.

Pour Sergueï Lavrov « Dire j’étais là en premier, dégagez ! C’est insultant, en premier pour le gouvernement à Bamako qui a invité des partenaires étrangers ».

La réorganisation des troupes françaises

La présence de la France au sahel remonte à janvier 2013. Ce dernier opte désormais pour une réorganisation de son armée, compte tenu des relations tendues entre Bamako et Paris. Dorénavant, les attaques viseront principalement les chefs djihadistes. Les actions des troupes de l’UE ne consisteront qu’à accompagner l’armée malienne.

En décembre, le nombre de militaires français à Tombouctou, Kidal et Tessalit démuniront considérablement. Actuellement, on compte 5000 militaires du gouvernement français au Mali. D’ici 2023 on ne pourrait compter que 2500 soldats. Cependant, Florence Parly, le ministre des Armées françaises a réaffirmé le soutien de la France à l’État malien.

 

 

 

spot_img