Pegasus : le logiciel espion utilisé par plusieurs gouvernements

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Le logiciel Pegasus a été utilisé par au moins 10 gouvernements selon « The Guardian ». Sur cette liste non exhaustive, on retrouve les Émirats arabes unis, le Rwanda, le Mexique, etc. Le point dans cet article.

Plus de dix gouvernements impliqués

D’après plusieurs enquêtes, on estime déjà à plus de dix, le nombre de gouvernements ayant fait usage du logiciel Pegasus. Ces États ont utilisé le logiciel pour espionner particulièrement des opposants du régime au pouvoir. D’après the Guardian, le logiciel espion Pegasus est la propriété du groupe NSO. La société a utilisé le logiciel à des fins douteux.

En effet, Pegasus transforme les téléphones portables en de véritables appareils de surveillance. Ainsi, sans l’autorisation de l’utilisateur, il est possible d’avoir accès à plusieurs applications dont : la messagerie, la caméra, le microphone, etc.

Parmi les gouvernements impliqués, on retrouve : les Émirats arabes unis (EAU), le Mexique, l’Inde, l’Azerbaïdjan, le Rwanda, le Kazakhstan, la Hongrie, le Maroc, le Bahreïn, etc. Cette liste non exhaustive est le flux des enquêtes de plusieurs médias. Selon the Guardian, l’enquête fut menée par 17 différents médias.

Les personnes ciblées par le logiciel Pegasus

Les gouvernements impliqués dans cette affaire ont particulièrement ciblé des politiciens, des journalistes, des militants et des avocats. Selon plusieurs investigations, plus de 50 000 numéros de téléphone ont été la cible du logiciel espion. Ces derniers sont répartis dans le monde entier. C’est ce qu’estime The Guardian et d’autres médias. La liste de personnes ciblées serait disponible bientôt selon ces médias.

Cependant, on sait déjà que sur cette liste se trouvent de nombreux responsables gouvernementaux, des employés, de Premiers ministres, et des directeurs de sociétés. On compte également des clergés, des ministres et des représentants syndicaux.

Des accusations réfutées

NSO, concepteur du logiciel Pegasus, nie toutes les allégations à leur encontre. La société estime fournis juste des services technologiques aux Etats afin de faciliter la lutte contre le terrorisme. La Hongrie, le Rwanda, l’Inde et le Maroc nient aussi toutes les accusations.

Ces pays affirment ne pas avoir utilisé le logiciel Pegasus pour espionner plusieurs personnes dont les noms sont présents sur la liste de « Pegasus Project ». D’autres gouvernements ont refusé de se prononcer. Il s’agit des États-Unis, de l’Azerbaïdjan, du Mexique, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn et du Kazakhstan.

Qu’en pense l’Union européenne ?

D’après l’UE, il n’est pas concevable que des milliers de personnes soient espionnés par des logiciels. Si ces informations s’avéraient authentiques, il serait inacceptable de concevoir une telle chose. C’est ce qu’affirme la présidente de la Commission Européennen, Ursula von der Leyen. La présidente à faire part de cette opinion au cours de sa visite en Tchéquie.

Les commentaires d’Usurla von der Leyen n’iront pas plus loin. Toutefois, elle a insisté sur l’importance de la liberté de presse dans l’Union européenne. Notez que certaines sociétés déposent des plaintes contre le groupe NSO, dont WhatsApp. Le réseau social estime que la société NSO a utilisé sa messagerie pour espionner plus de 1 400 personnes. Il s’agit entre autres de plusieurs militants des droits de l’homme et des journalistes réparties dans 20 pays.

 

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