La France n’avait jamais autant vendu d’électricité à ses voisins sur un premier semestre. Selon le bilan publié par le gestionnaire du réseau, le pays affiche un record d’exportation d’électricité sur les six premiers mois de l’année, porté à la fois par le redressement du parc nucléaire et par la montée en puissance des énergies renouvelables.
51 TWh de solde net exporté en six mois
Entre janvier et juin 2026, la France a exporté 56,8 TWh d’électricité tout en n’important que 5,8 TWh, soit un solde net d’environ 51 TWh. Un niveau jamais atteint sur un semestre : à titre de comparaison, le premier semestre 2025, déjà qualifié de record à l’époque, culminait à 37 TWh. Autre repère frappant, ce que le pays exportait auparavant sur une année entière — 55,7 TWh en 2019, 50,3 TWh en 2023 — est désormais quasiment atteint en six mois seulement.
Sur l’ensemble de l’année 2025, les exportations avaient déjà atteint un record annuel de 92,3 TWh. Le rythme du premier semestre 2026 laisse penser que ce chiffre pourrait de nouveau être dépassé d’ici la fin de l’année.
Qui achète l’électricité française ?
Les flux se répartissent entre plusieurs frontières, avec un solde exportateur net d’environ 14 TWh vers l’Italie, 14 TWh vers l’ensemble Allemagne-Belgique, 12 TWh vers le Royaume-Uni et 11 TWh vers la Suisse. Seule l’Espagne fait figure d’exception, avec un léger solde importateur pour la France, de l’ordre d’1 TWh.
- 56,8 TWh exportés / 5,8 TWh importés au 1er semestre 2026
- Solde net d’environ 51 TWh, contre 37 TWh un an plus tôt
- Une valorisation financière record de 3 milliards d’euros, en hausse de 600 millions d’euros sur un an
- Puissance renouvelable installée : 58,5 GW en 2026, contre 49 GW en 2024
Le nucléaire retrouve des couleurs, le solaire prend le relais
Ce résultat s’explique d’abord par la meilleure disponibilité du parc nucléaire. La production nucléaire française a atteint 373 TWh en 2025, en hausse de 3,1 % par rapport à 2024, grâce à des arrêts de tranche mieux maîtrisés et davantage de réacteurs disponibles simultanément. Les énergies renouvelables complètent ce tableau : la puissance installée est passée de 49 GW en 2024 à 56,2 GW en 2025, puis 58,5 GW en 2026, portée notamment par le solaire, dont la production a battu des records lors des épisodes de forte chaleur de l’été.
Autre facteur structurel : la consommation électrique française reste inférieure d’environ 6 % à son niveau d’avant-crise énergétique, ce qui dégage mécaniquement davantage de marges pour l’export, malgré trois épisodes de canicule qui auraient pu, à l’inverse, faire grimper la demande de climatisation.
Pourquoi ce record a un intérêt écologique
Au-delà de la performance industrielle, ce record a une portée climatique : chaque mégawattheure exporté depuis un mix français très largement décarboné (nucléaire et renouvelables combinés) vient en général se substituer à une production plus carbonée chez les voisins, notamment en Allemagne où le charbon et le gaz restent présents dans le mix électrique. Le bilan du gestionnaire de réseau évoque d’ailleurs, aux côtés du record d’exportation, un niveau inédit de décarbonation de la production française sur la période.
Cette dynamique pourrait aussi peser, à terme, sur les débats autour du prix de l’énergie et des investissements dans la finance et l’économie de la transition énergétique, alors que les acteurs du secteur, regroupés notamment au sein d’associations professionnelles du secteur scientifique et technologique, y voient un argument en faveur de nouveaux investissements dans le nucléaire comme dans les renouvelables. Les entreprises du secteur électrique, elles, suivent de près l’impact de ces records sur leurs marges à l’export, un sujet suivi par les acteurs du monde de l’entreprise.
Questions fréquentes
Pourquoi la France exporte-t-elle autant d’électricité en 2026 ?
La combinaison d’un parc nucléaire mieux disponible qu’en 2024, d’une puissance renouvelable installée en forte hausse (58,5 GW) et d’une consommation intérieure toujours inférieure à son niveau d’avant-crise dégage un excédent de production que la France écoule chez ses voisins.
Quels pays achètent le plus d’électricité française ?
Sur le premier semestre 2026, l’Italie et l’ensemble Allemagne-Belgique arrivent en tête avec environ 14 TWh chacun, suivis du Royaume-Uni (12 TWh) et de la Suisse (11 TWh). Seule l’Espagne a été, sur la période, légèrement importatrice nette côté français.
Ce record a-t-il un impact sur le climat ?
Oui : l’électricité française exportée provient majoritairement d’un mix décarboné (nucléaire et renouvelables), qui vient souvent remplacer une production plus carbonée chez les pays voisins, contribuant ainsi à réduire les émissions de CO2 à l’échelle européenne.
Sources
- RTE — Bilan du premier semestre 2026 et perspectives sur la sécurité d’approvisionnement
- Direction générale du Trésor — Un solde record pour les exportations nettes d’électricité au 1er semestre 2026
- Sfen — Exportations d’électricité : 51 TWh au premier semestre, un nouveau record pour la France
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
