La rupture conventionnelle reste l’une des façons les plus utilisées pour mettre fin à un CDI d’un commun accord entre un salarié et son employeur. Sur le papier, la procédure paraît simple : un ou plusieurs entretiens, un formulaire, une homologation. Dans les faits, plusieurs points méritent une vraie vigilance avant de signer quoi que ce soit.
Avant de se lancer, mieux vaut comparer plusieurs sources : certains cabinets spécialisés en droit du travail détaillent point par point les atouts et les limites d’une rupture conventionnelle, ce qui aide à préparer sereinement l’entretien avec son employeur.
Tout commence par une demande d’entretien, formulée par le salarié ou par l'employeur, sans formalisme imposé. Un ou plusieurs rendez-vous permettent de discuter du principe de la rupture, de fixer la date de fin de contrat et de négocier le montant de l’indemnité. Une fois l’accord trouvé, les deux parties signent le formulaire CERFA qui récapitule ces conditions.
S’ouvre alors un délai de rétractation de 15 jours calendaires, à compter du lendemain de la signature : chacune des deux parties peut changer d’avis, sans avoir à se justifier. Passé ce délai, la demande d’homologation est déposée auprès de la DREETS, qui dispose de 15 jours ouvrables pour statuer ; son silence valant accord. Depuis la réforme entrée en vigueur en septembre 2026, plusieurs règles ont évolué : notre article sur les changements apportés à la rupture conventionnelle détaille ces nouveautés pour les salariés comme pour les employeurs.
L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, calculée selon l’ancienneté et le salaire de référence. Rien n’interdit en revanche de négocier un montant plus élevé : c’est précisément l’objet des entretiens préalables. Un salarié qui arrive sans avoir chiffré sa situation au préalable part en position de faiblesse face à un employeur, lui, généralement bien préparé.
Contrairement à une idée répandue, la rupture conventionnelle ouvre bien droit à l’allocation chômage, au même titre qu’un licenciement, sous réserve de remplir les conditions habituelles d’affiliation auprès de France Travail (durée d’activité suffisante, inscription dans les délais, recherche active d'emploi). Un délai de carence s’applique néanmoins avant le premier versement, et sa durée dépend notamment du montant de l’indemnité perçue et des congés payés restant à solder.
Le salarié comme l'employeur, à tout moment, pour un contrat à durée indéterminée. Aucune des deux parties n’a besoin de justifier sa demande.
Comptez en général entre 4 et 6 semaines : le temps des entretiens, les 15 jours calendaires de rétractation, puis les 15 jours ouvrables d’instruction par la DREETS.
Oui, sous réserve de remplir les conditions d’affiliation habituelles de France Travail. Un délai de carence s’applique avant le premier versement.
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