Mode ultra-éphémère : le nouveau malus qui vise Shein, Temu et AliExpress

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Depuis le 1er septembre, un malus financier sur la mode ultra-éphémère s’applique en France sur les vêtements les moins durables. La mesure vise en priorité les plateformes qui inondent le marché de références jetables, à commencer par Shein, Temu et AliExpress. Voici ce que ce nouveau dispositif change concrètement, pour les entreprises comme pour les acheteurs.

Un malus qui grimpe progressivement jusqu’en 2030

Pour la période 2026-2027, le montant du malus ultra fast fashion varie selon le type de vêtement :

  • 0,50 € pour les sous-vêtements (boxers, slips, caleçons)
  • 9 € pour un jean
  • jusqu’à 12 € pour un manteau ou une veste

Ces montants doivent ensuite augmenter chaque année, pour atteindre en 2030 une fourchette allant de 2 € à 19,50 € selon la catégorie de produit. Une limite protège toutefois l’acheteur : le malus ne peut jamais dépasser 50 % du prix du vêtement.

Pourquoi Shein, Temu et AliExpress sont visés en priorité

Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur : les sommes collectées sont reversées à l’éco-organisme Refashion, chargé de la fin de vie des textiles. Toutes les enseignes ne sont pas concernées de la même façon : le texte cible en priorité les plateformes qui cumulent un renouvellement massif de leurs références et une très faible incitation à la réparation. C’est précisément le modèle économique de Shein, Temu ou AliExpress, déjà pointées du doigt pour d’autres pratiques commerciales agressives, comme le rappelle cet article sur les prix barrés trompeurs affichés en ligne.

Un simple dépassement de seuil de références ne suffit donc pas : un second critère, lié à la réparabilité du produit, doit également être rempli pour qu’une entreprise soit concernée par le malus.

Ce que ça change concrètement pour les consommateurs

Sur le papier, l’objectif n’est pas de faire payer l’acheteur mais de renchérir le coût de fabrication des articles les moins durables, pour inciter les marques à revoir leurs collections. Dans les faits, une partie du surcoût pourrait néanmoins se répercuter sur les étiquettes des plateformes concernées. Ce texte s’ajoute à une série de mesures de protection du consommateur entrées en vigueur ces derniers mois, comme la nouvelle réglementation sur le crédit à la consommation en ligne, qui traduit la même volonté de mieux encadrer les pratiques commerciales sur internet.

Le calendrier progressif jusqu’en 2030 doit aussi laisser le temps aux industriels de s’adapter, dans un contexte où les pouvoirs publics multiplient les leviers financiers en faveur de la transition écologique, à l’image du débat en cours sur le relèvement du plafond du Livret A pour financer l’adaptation climatique.

Questions fréquentes

Depuis quand le malus mode ultra-éphémère s’applique-t-il ?

Le dispositif est entré en vigueur le 1er septembre 2026, en application de la loi anti-fast-fashion adoptée à l’été de la même année.

Toutes les enseignes de vêtements sont-elles concernées ?

Non. Le malus cible les entreprises qui cumulent un renouvellement massif de leurs références et une faible incitation à la réparation, un profil qui correspond en premier lieu à Shein, Temu et AliExpress.

Le malus peut-il dépasser le prix du vêtement ?

Non, la loi plafonne le malus à 50 % du prix de vente du produit, quelle que soit la catégorie concernée.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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