Codes promo, liens de parrainage, cashback : ces petits sésames de réduction se sont multipliés sur les réseaux sociaux ces dernières années, portés par les influenceurs et créateurs de contenu. Mais la fête pourrait se ternir pour les acteurs les moins scrupuleux : la DGCCRF a musclé ses contrôles, et un nouveau cadre légal resserre les obligations des influenceurs qui diffusent ce type de contenus.
Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), plus de 300 influenceurs ont été contrôlés au cours des deux dernières années. Le résultat interpelle : près de 60 % d’entre eux présentaient une anomalie, qu’il s’agisse de mentions publicitaires absentes, de pratiques commerciales trompeuses ou d’un usage litigieux de marques dans des codes promo ou des liens d’affiliation.
Les juges ont d’ailleurs déjà sanctionné l’utilisation illicite de noms de marques dans des codes promo ou des URL d’affiliation : une pratique qui capte artificiellement l’audience tout en diluant l’origine réelle du produit ou du service, ce qui constitue un acte de concurrence déloyale aux yeux de la justice.
Le dispositif encadrant l’activité des influenceurs, entré en vigueur le 1er janvier 2026, impose désormais des règles précises. L’intention promotionnelle d’un contenu doit être identifiable immédiatement par l’internaute : la mention « Collaboration commerciale » ou « Publicité » doit apparaître de façon ostensible, sans que la notoriété du créateur ou le ton éditorial de la publication ne puisse justifier son absence.
Autre nouveauté : un contrat écrit devient obligatoire dès lors que la rémunération globale perçue par l’influenceur — en espèces ou en avantages en nature, y compris les commissions générées par un code de réduction ou un lien de parrainage — dépasse 1 000 euros hors taxes sur une année civile. Objectif : sécuriser juridiquement la relation entre marques, plateformes d’affiliation et créateurs de contenu, et limiter les montages informels propices aux abus.
Pour les internautes qui utilisent au quotidien des codes de parrainage ou de réduction, ce coup de vis réglementaire devrait, à terme, assainir un secteur où les fausses promesses de gains ou les codes non fonctionnels restent fréquents. Quelques réflexes simples permettent déjà de limiter les mauvaises surprises :
Le secteur du cashback et du parrainage, lui, continue par ailleurs de se développer côté grand public, avec des primes de parrainage bancaire pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros selon les établissements et les périodes promotionnelles : un signe que la demande pour ces dispositifs reste forte, à condition qu’ils soient encadrés et transparents.
Il s’expose à des sanctions de la DGCCRF pour pratique commerciale trompeuse, ainsi qu’à des risques contentieux si l’absence de contrat écrit conforme ou l’usage abusif d’une marque dans un code promo est constaté par la justice.
Pas nécessairement : la justice a déjà sanctionné des cas où une marque était utilisée sans autorisation dans un code promo ou une URL d’affiliation pour capter artificiellement l’audience, ce qui peut aussi induire l’acheteur en erreur sur l’origine de l’offre.
Dès que la rémunération globale annuelle, espèces et avantages en nature confondus, dépasse 1 000 euros hors taxes, un contrat écrit conforme devient obligatoire depuis le 1er janvier 2026.
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