Après un été 2026 marqué par des pics de chaleur et une fréquentation record dans les hauts lieux touristiques, un nouveau mois s’impose discrètement comme le préféré des voyageurs : les vacances en septembre connaissent une progression spectaculaire des réservations, avec une hausse de 18,7 % par rapport à l’an dernier selon les données de la plateforme hôtelière internationale SiteMinder.
Sur plus de 300 000 réservations analysées en France entre juin et septembre 2026, c’est bien le dernier mois de la période qui enregistre la plus forte progression de la saison, loin devant juillet et août. La durée moyenne de séjour progresse également, à 2,41 nuits (+1,7 % sur un an), et la part des séjours réservés par une clientèle française passe de 20 à 22 % en un an. Les voyageurs internationaux restent toutefois majoritaires, avec 73,4 % des réservations recensées.
Trois raisons expliquent cet engouement pour la rentrée voyageuse : une fréquentation nettement plus faible dans les sites les plus courus, des températures plus clémentes après les canicules de l’été, et un rythme de séjour jugé plus qualitatif une fois la pression de la rentrée scolaire retombée. Cette évolution rejoint une tendance de fond observée dans tout le secteur : de plus en plus de vacanciers pratiquent le slow tourisme, en privilégiant des séjours plus longs et plus posés plutôt que des circuits accumulant les étapes.
Revers de la médaille : septembre est aussi devenu le mois le plus onéreux de l’été touristique, avec un tarif journalier moyen de 292,61 euros par nuit, en hausse de 2,9 %. De quoi inciter les voyageurs à comparer les offres avant de réserver, d’autant que certaines enseignes n’hésitent pas à afficher de fausses promotions pour attirer les indécis en fin de saison. Quelques réflexes simples permettent toutefois de limiter la facture, à commencer par ne pas négliger ses cartes de fidélité au moment de réserver un hébergement ou une location. Le taux d’annulation reste par ailleurs élevé, à 19,8 %, signe que les plans de dernière minute restent très fréquents à cette période de l’année.
Selon la Fédération nationale des résidences de tourisme (FNRT), les stations de montagne ont compté parmi les grandes gagnantes de l’été 2026, avec un taux d’occupation en hausse de 2,3 points sur un an. Un signal supplémentaire d’un tourisme français qui se réinvente au fil des saisons, loin des seuls mois de juillet et août, et qui profite à des territoires jusqu’ici moins associés à la haute saison estivale.
Du côté des pouvoirs publics, Atout France affiche une confiance mesurée pour la fin de l’année 2026. L’organisme, dont 76 % de la fréquentation repose sur la clientèle locale, a construit plusieurs scénarios face aux incertitudes géopolitiques internationales et mise sur une trajectoire intermédiaire plutôt que sur l’hypothèse la plus optimiste. Les chiffres définitifs de la saison estivale, eux, ne seront connus qu’à la mi-septembre, mais la tendance de fond sur ce mois semble d’ores et déjà installée pour les années à venir.
Parce que la fréquentation y est plus faible, les températures plus douces et les séjours jugés plus reposants qu’en plein été, une fois la rentrée scolaire passée.
Pas nécessairement : selon SiteMinder, le tarif journalier moyen progresse de 2,9 % en septembre, ce qui en fait le mois le plus cher de la saison estivale malgré la baisse de fréquentation.
Les stations de montagne françaises tirent particulièrement leur épingle du jeu, avec une hausse de fréquentation notable selon la Fédération nationale des résidences de tourisme.
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