Aide à domicile : salaires revalorisés et fusion des services, ce qui change pour les seniors

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Le secteur de l’aide à domicile connaît en 2026 l’une des réformes les plus profondes de la dernière décennie. Entre revalorisation salariale des professionnels, fusion obligatoire des structures et nouveau guichet unique pour orienter les personnes âgées, ces changements touchent directement des millions de familles qui font appel, au quotidien, à ces services de proximité essentiels.

Des salaires gelés depuis 2022

Le constat de départ était alarmant. Selon une question adressée au gouvernement au Sénat, la valeur du point dans la branche de l’aide à domicile est restée gelée à 5,77 euros depuis 2022, alors que le SMIC progressait dans le même temps de 13,7 %. En 2025, l’inflation a atteint en moyenne 13,6 %, sans aucune compensation salariale à la hauteur pour ces professionnels, dont l’activité repose largement sur des déplacements quotidiens au domicile des bénéficiaires, donc directement exposés à la hausse du prix du carburant.

Une revalorisation entrée en vigueur cet été

Face à ces difficultés, l’avenant 75 de la convention collective de la branche a été agréé le 29 mai 2026 et publié au Journal officiel. Il ouvre, depuis le 1er juin 2026, une augmentation salariale minimale de 63 euros mensuels pour les professionnels du secteur non lucratif. S’y ajoutent plusieurs mesures de soutien à la mobilité, particulièrement sensibles en zone rurale : un fonds annuel de 75 millions d’euros, une aide pouvant atteindre 100 euros pour les « grands rouleurs », une revalorisation de 2 centimes par kilomètre des indemnités, ainsi qu’un programme de 15 000 véhicules électriques proposés en leasing social aux intervenants à domicile.

La fin des SAAD et des SSIAD

Parallèlement à ce volet salarial, une réforme structurelle impose la fusion des services d’aide et de soins à domicile. Les anciennes catégories SAAD (aide et accompagnement) et SSIAD (soins infirmiers) doivent converger vers une structure unique, le service autonomie à domicile (SAD), avant le 31 décembre 2025, avec un délai supplémentaire allant jusqu’au 30 juin 2028 pour la création d’entités juridiques uniques. Les structures qui ne se conforment pas à cette obligation s’exposent, à terme, à la caducité de leur autorisation. Objectif affiché : proposer, au sein d’un même organisme, à la fois l’aide aux actes essentiels du quotidien et le suivi médical, pour éviter aux familles de jongler entre plusieurs interlocuteurs.

Un guichet unique pour orienter les familles

Dernier étage de la réforme : la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) généralise en 2026 le service public départemental de l’autonomie (SPDA), doté d’une enveloppe de 5,51 millions d’euros. Ce dispositif doit constituer, dans chaque territoire, un point d’entrée unique pour orienter les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, en coordonnant EHPAD, services autonomie à domicile, résidences autonomie et maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Pour les familles concernées, ces évolutions se traduisent avant tout par une simplification progressive des démarches, même si la mise en musique de la réforme reste, sur le terrain, un chantier de long cours. Du côté des professionnels, la question du niveau de rémunération demeure sensible malgré la revalorisation, tandis que les enjeux de santé et de suivi médical à domicile occupent une place croissante dans le débat public. Les structures du secteur, elles, doivent composer avec un cadre juridique et réglementaire profondément renouvelé.

Questions fréquentes

Qui bénéficie de la revalorisation salariale de juin 2026 ?

Les professionnels de l’aide à domicile employés par des structures du secteur non lucratif bénéficient, depuis le 1er juin 2026, d’une augmentation minimale de 63 euros mensuels prévue par l’avenant 75 de la convention collective.

Qu’est-ce que le service autonomie à domicile (SAD) ?

Le SAD est la structure unique qui remplace les anciens services SAAD (aide et accompagnement) et SSIAD (soins infirmiers), réunissant au sein d’un même organisme l’aide aux actes du quotidien et le suivi médical à domicile.

Comment les familles seront-elles orientées vers ces services ?

La CNSA généralise en 2026 un service public départemental de l’autonomie, point d’entrée unique dans chaque territoire pour orienter les personnes âgées et les personnes en situation de handicap vers les dispositifs adaptés.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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