Face à la multiplication des vitrines vides dans les centres-villes, l’État muscle son action en faveur du commerce de proximité. Une mission gouvernementale vient de livrer ses conclusions et la Banque des Territoires annonce de nouveaux financements pour racheter les locaux vacants et accompagner les élus locaux. Tour d’horizon d’un plan qui vise directement les rues commerçantes des villes moyennes et des quartiers en difficulté.
Un plan pour endiguer la vacance commerciale
La direction générale des Entreprises (DGE), rattachée au ministère de l’Économie, a présenté les conclusions d’une mission consacrée à l’avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Neuf mesures ont été retenues pour redonner vie aux rues commerçantes, dans un contexte où la vacance des locaux progresse, où la consommation de biens se contracte et où le poids du commerce en ligne continue de peser sur les enseignes physiques de centre-ville.
100 millions d’euros pour racheter et réhabiliter les locaux vides
Point central du dispositif : la Banque des Territoires, filiale de la Caisse des Dépôts, va mobiliser 100 millions d’euros de financements supplémentaires en 2026. Cette enveloppe doit servir à créer de nouvelles foncières commerciales locales, des structures capables d’acheter, de rénover puis de remettre sur le marché des boutiques aujourd’hui désertées. L’objectif est de redonner rapidement une utilité à des cellules commerciales que les collectivités peinent seules à remobiliser, faute de moyens ou d’expertise immobilière.
Des « managers de commerce » pour épauler les élus locaux
Le second volet du plan cible l’ingénierie humaine plutôt que la pierre : 20 millions d’euros sont fléchés vers la création et le maintien de postes de managers de commerce dans les territoires jugés fragiles. Ces professionnels épaulent les élus dans la construction d’une véritable stratégie commerciale, parfois à l’échelle de plusieurs communes regroupées, pour cibler les enseignes à attirer, négocier avec les propriétaires de locaux ou coordonner les aides existantes.
- 9 mesures retenues par la mission gouvernementale sur le commerce de proximité
- 100 millions d’euros de la Banque des Territoires pour les foncières commerciales
- 20 millions d’euros dédiés aux postes de managers de commerce
- Priorité donnée aux centres-villes et aux quartiers prioritaires de la politique de la ville
Pourquoi cette relance intervient maintenant
Ce coup d’accélérateur s’explique par une conjonction de facteurs : contraction structurelle des dépenses de consommation, essor continu du commerce en ligne, hausse de la vacance commerciale et fragilisation socio-économique de nombreux centres-villes et quartiers prioritaires. À l’approche des élections municipales, la revitalisation des centres-villes est identifiée comme une priorité par une large majorité de Français, la dynamisation du commerce de proximité arrivant en tête des attentes citoyennes. Les collectivités qui souhaitent solliciter ces nouveaux financements peuvent se rapprocher de leur agence régionale de la Banque des Territoires pour étudier l’éligibilité de leurs projets de foncière ou de poste de manager de commerce.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier des 100 millions d’euros de la Banque des Territoires ?
Ce sont principalement les collectivités locales et les structures qu’elles portent, notamment les foncières commerciales chargées de racheter et réhabiliter des locaux vacants, qui peuvent solliciter ces financements pour leurs projets de centre-ville.
Qu’est-ce qu’un « manager de commerce » ?
C’est un professionnel financé en partie par la Banque des Territoires, chargé d’aider les élus locaux à bâtir une stratégie commerciale pour leur territoire : diagnostic des besoins, prospection d’enseignes, dialogue avec les propriétaires de locaux et coordination des aides disponibles.
Ce plan concerne-t-il uniquement les grandes villes ?
Non. Il cible en priorité les centres-villes moyens et les quartiers prioritaires de la politique de la ville, et prévoit explicitement des postes de manager mutualisés entre plusieurs communes pour toucher aussi les territoires les moins denses.
Sources
Direction générale des Entreprises ·
Banque des Territoires ·
economie.gouv.fr
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
