Une équipe de recherche associant l’Institut de physique de Nice, le Laboratoire Kastler Brossel et le Laboratoire de physique théorique et modèles statistiques a mis en évidence un phénomène inédit : un « poisson quantique » capable de remonter un courant à l’intérieur d’un superfluide. Publiés en juin 2026 dans la revue à comité de lecture Physical Review Letters, ces travaux ouvrent une piste vers une nouvelle forme de propulsion, sans moteur conventionnel.
Un dispositif microscopique qui nage à contre-courant
Le « poisson quantique » n’a rien d’un animal : il s’agit d’un dispositif microscopique plongé dans un superfluide, un état de la matière où les lois de la physique classique ne s’appliquent plus complètement. Dans ce milieu, les chercheurs ont observé que l’objet pouvait se déplacer à contre-courant, un comportement qui n’a pas d’équivalent dans les fluides ordinaires étudiés jusqu’ici.
Une piste vers une propulsion « sans moteur »
L’intérêt de cette observation dépasse la curiosité de laboratoire : elle ouvre la voie à une nouvelle forme de propulsion dans les fluides quantiques, fondée sur les propriétés particulières de ces milieux plutôt que sur un moteur au sens classique. Les chercheurs restent prudents sur le calendrier d’éventuelles applications : à ce stade, il s’agit d’une démonstration de principe en laboratoire, pas d’un prototype exploitable.
Un ancrage dans l’écosystème français de la physique quantique
Cette découverte s’ajoute à une série de résultats qui placent la recherche française en bonne position sur les technologies quantiques, un domaine où les laboratoires nationaux investissent aussi sur le plan de la sécurité numérique : notre article sur la cryptographie post-quantique et le compte à rebours du « Q-Day » détaille un autre versant, plus appliqué, de cette même révolution scientifique. Le pays multiplie également les innovations dans le stockage d’énergie, comme le montre cette batterie zinc-iode capable de se recharger en trois minutes.
D’autres avancées françaises à suivre
La physique quantique n’est qu’un des fronts sur lesquels la recherche tricolore avance actuellement : côté spatial, l’astronaute Sophie Adenot est récemment retournée dans le vide spatial pour réparer une antenne de l’ISS. Ces réussites, qu’elles concernent l’infiniment petit ou l’orbite terrestre, illustrent la vitalité d’un secteur suivi de près dans notre rubrique Science et Technologie, et plus largement dans notre rubrique High Tech – Numérique.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un superfluide ?
Un superfluide est un état particulier de la matière, généralement obtenu à très basse température, dans lequel un liquide s’écoule sans aucune viscosité. Les lois de la physique classique n’y décrivent plus entièrement le comportement des objets qui s’y déplacent.
Le « poisson quantique » va-t-il déboucher sur une technologie utilisable rapidement ?
Pas dans l’immédiat : il s’agit pour l’instant d’une démonstration de principe en laboratoire. Les chercheurs évoquent une piste de recherche vers une nouvelle forme de propulsion, sans donner de calendrier d’application concrète.
Quels laboratoires ont mené cette recherche ?
L’Institut de physique de Nice, le Laboratoire Kastler Brossel et le Laboratoire de physique théorique et modèles statistiques ont collaboré sur ces travaux, publiés dans la revue scientifique Physical Review Letters en juin 2026.
Sources
- Université Côte d’Azur — Un « poisson quantique » pour explorer la propulsion quantique
- Laboratoire Kastler Brossel (CNRS / ENS / Sorbonne Université / Collège de France)
- CNRS — Centre national de la recherche scientifique
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
