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Permis de conduire financé par le CPF : ce qui change pour les salariés et les apprentis

Financer son permis de conduire grâce à son Compte personnel de formation était jusqu’ici un réflexe simple pour beaucoup d’actifs et de demandeurs d'emploi. Depuis fin février 2026, les règles ont changé, et pas dans le sens de la simplicité. Un décret resserre les conditions au moment même où le marché du travail montre de nouveaux signes de tension.

Le CPF ne suffit plus à lui seul pour le permis léger

Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026 a modifié l’article L6323-6 du code du travail : depuis le 26 février 2026, un salarié ou un travailleur non salarié ne peut plus mobiliser uniquement ses droits CPF pour financer un permis du groupe léger (A1, A2, B1, B, BE). Un cofinancement est désormais exigé, sauf pour les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail.

Concrètement, pour les salariés, ce cofinancement doit provenir d’un tiers : abondement d’une région, d’un Opco, d’un fonds d’assurance formation ou du FIPHFP. Le plafond de prise en charge reste fixé à 900 €. Autre changement notable : la loi de finances pour 2026 a supprimé l’aide forfaitaire de 500 € que touchaient jusqu’alors les apprentis pour financer leur permis B. Seuls les permis lourds (poids lourds, transport de personnes) restent accessibles à tous les titulaires du CPF sans cette contrainte de cofinancement.

Une réforme qui tombe dans un marché de l'emploi sous tension

Ce resserrement intervient alors que les chiffres du chômage se dégradent à nouveau. Selon l’Insee, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 3,323 millions de personnes. En intégrant les catégories B et C, qui regroupent les personnes en activité réduite mais en recherche d’un temps plein, le total grimpe à 5,801 millions de demandeurs d'emploi, soit une hausse de 1,3 % sur le trimestre. Ce rebond met fin à l'embellie du premier trimestre, qui avait vu une baisse de 1,2 %.

Or le permis de conduire reste, pour de nombreux métiers en tension (aide à domicile, logistique, artisanat, commerce en zone rurale), une condition d’accès à l'emploi presque aussi déterminante qu’un diplôme. Durcir son financement au moment où la recherche d'emploi se complique risque donc de peser en premier lieu sur les publics les plus fragiles, ceux qui ne bénéficient ni du statut de demandeur d'emploi inscrit, ni d’un employeur prêt à cofinancer.

  • Demandeurs d'emploi inscrits à France Travail : le CPF reste mobilisable seul, dans la limite de 900 €.
  • Salariés : un cofinancement (région, Opco, fonds d’assurance formation, FIPHFP) est désormais obligatoire pour le permis léger.
  • Apprentis : l’aide forfaitaire de 500 € pour le permis B a disparu depuis la loi de finances 2026.
  • Permis lourds : aucune contrainte de cofinancement, quel que soit le statut du titulaire.

Avant d’engager une formation au permis via le CPF, mieux vaut donc vérifier son éligibilité sur son espace Mon Compte Formation, et se rapprocher de sa région ou de son Opco pour connaître les dispositifs de cofinancement disponibles. Notre rubrique Droit et Justice détaille régulièrement ce type d’évolutions réglementaires, tandis que la rubrique Finance – Économie suit l’évolution du marché du travail au fil des publications trimestrielles.

Questions fréquentes

Qui peut encore financer son permis avec le seul CPF en 2026 ?

Uniquement les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, dans la limite du plafond de 900 € pour les permis du groupe léger. Les salariés doivent désormais trouver un cofinancement complémentaire.

Les apprentis ont-ils encore une aide spécifique pour le permis B ?

Non, la loi de finances pour 2026 a supprimé l’aide forfaitaire de 500 € qui leur était réservée pour financer ce permis.

Le permis poids lourd est-il concerné par ce durcissement ?

Non, les permis de catégories C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE restent accessibles via le CPF sans obligation de cofinancement, quel que soit le statut du demandeur.

Sources

Marion

Je m’appelle Marion Lafon, j’ai 25 ans, et je regarde les médias comme d’autres regardent le ciel : avec fascination, mais toujours un peu méfiante. Je suis analyste médias indépendante, passée par une école de journalisme… que j’ai quittée juste avant le diplôme. Pourquoi ? Parce qu’on m’y apprenait à parler vite, mais pas à penser long. Je préfère les contrechamps aux angles, les doutes aux scoops, et les lectures critiques aux punchlines prémâchées. En 2022, j’ai créé Widemedia, un magazine libre qui observe les observateurs et décrypte ceux qui décryptent. 🎯 Ma mission ? Comprendre comment l’information est produite, sélectionnée, diffusée, déformée, digérée. Pas seulement ce qui est dit, mais comment, pourquoi, par qui, et avec quels effets. Je m’intéresse : aux mécanismes de l’agenda médiatique aux angles morts de l’info aux relations entre pouvoir et presse à la désinformation douce, celle qui ne se voit pas mais modèle l’opinion aux formats émergents (podcasts natifs, newsletters, chaînes YouTube, TikTok info) à la manière dont les publics (dés)engagent face à tout ça Sur Widemedia, je propose : des analyses de traitement médiatique (comment un même fait est raconté différemment selon les rédactions) des cartographies de l’écosystème info (propriété des médias, dépendances économiques, bulles de filtre) des entretiens avec journalistes critiques, chercheurs, créateurs indépendants et parfois… des billets personnels, quand l’actualité me traverse trop fort 🧠 Ce qui me rend différente ? Je suis obsessionnelle de la veille média, mais à l’ancienne. Je fais ça sans algorithme : flux RSS, lectures croisées, journaux papier, podcasts du matin au soir. Mais surtout, j’ai une passion un peu étrange : je collectionne les erreurs médiatiques corrigées discrètement. Tu sais, ces petits encadrés planqués en bas de page ou ces tweets “rectificatifs” publiés 24h après le buzz ? Je les archive. Je les analyse. J’en fais une rubrique : “Erratum”, qui raconte une autre histoire de l’info. Une histoire qu’on oublie trop vite. 🗣️ Mon ton ? Ni cynique, ni naïf. Je ne tape pas pour exister, je n’encense pas pour exister. J’écris pour décortiquer, comprendre, et parfois remettre en cause les évidences confortables. Mon ton est : rigoureux, mais vivant critique, mais pas agressif narratif, mais jamais flou Je fais des phrases longues quand le sujet l’impose. Et très courtes quand je suis en colère. 🪪 En résumé Je suis Marion Lafon, une lectrice obsessionnelle, une chasseuse de récits cachés, et une analyste indépendante des mécaniques médiatiques. Sur Widemedia, je t’invite à ne pas seulement lire l’info, mais à la regarder de l’extérieur. Parce qu’on ne peut pas se libérer de ce qu’on ne comprend pas. Bienvenue dans la salle des machines.

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