Les grands incendies qui ont ravagé le sud de la France cet été laissent une facture inédite. Selon les premières estimations de France Assureurs, les feux de forêt survenus en Gironde, dans les Landes et le Var ont généré près de 500 millions d’euros de dégâts assurés, un montant six fois supérieur à celui de l’été 2022.
Le contraste est saisissant. Lors de l’été 2022, déjà marqué par des incendies spectaculaires dans le Sud-Ouest, les assureurs avaient dénombré environ 2 000 sinistres pour un coût total de 80 millions d’euros. Cette année, ce sont près de 25 000 sinistres qui ont été déclarés, pour un préjudice évalué à environ 500 millions d’euros. Cette hausse s’explique par l’ampleur des surfaces parties en fumée : près de 100 000 hectares de forêt ont brûlé en France depuis le printemps, un record depuis vingt ans, dans un contexte de sécheresse touchant désormais 65 départements.
Ce premier chiffrage reste provisoire. Il repose sur les déclarations enregistrées jusqu’à la mi-août, alors que les sinistrés disposaient exceptionnellement d’un délai allongé, jusqu’au 31 août, pour signaler leurs dommages. Le montant définitif de la facture pourrait donc encore grimper dans les prochaines semaines.
Les dégâts pris en compte par France Assureurs couvrent aussi bien les habitations et les biens professionnels détruits ou endommagés que les véhicules brûlés. Une partie de la facture est mutualisée via le régime catastrophe naturelle, financé par une surprime prélevée sur tous les contrats d’assurance habitation et automobile en France, qu’on habite ou non dans une zone à risque.
Les assureurs et réassureurs alertent depuis plusieurs années sur la hausse structurelle du coût des événements climatiques extrêmes. Une facture aussi élevée que celle de cet été alimente le débat sur une possible révision de cette surprime, actuellement fixée à 12 % sur les cotisations d’assurance habitation, ainsi que sur le zonage des risques utilisé pour calculer les primes dans les territoires les plus exposés aux feux de forêt et à la sécheresse des sols.
Cet été 2026 a cumulé plusieurs vagues de canicule et une sécheresse qualifiée d’historique par Météo-France, deux facteurs qui ont considérablement accru le risque incendie sur une large partie du territoire. Ce constat rejoint les objectifs fixés par le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), qui prévoit justement de renforcer la prévention et la gestion des risques incendie dans les zones les plus vulnérables.
Pour les ménages concernés, la vigilance reste de mise : vérifier son contrat d’assurance habitation, photographier ses biens de valeur et connaître les démarches de déclaration de sinistre peuvent faire gagner un temps précieux en cas de coup dur.
Selon les premières estimations de France Assureurs, la facture atteint près de 500 millions d’euros pour environ 25 000 sinistres déclarés, un bilan encore susceptible d’évoluer.
La surface brûlée est bien plus importante cette année, avec près de 100 000 hectares partis en fumée contre une surface bien moindre en 2022, dans un contexte de sécheresse et de canicules à répétition.
Une partie est prise en charge par les assureurs eux-mêmes, une autre est mutualisée grâce au régime catastrophe naturelle, financé par une surprime appliquée à l’ensemble des contrats d’assurance habitation et automobile en France.
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