Arrêts maladie, retraite, impôts : ce qui change au 1er septembre

Related

Crédit immobilier : les taux repartent légèrement à la hausse en cette rentrée

Après des mois de stabilité, les taux de crédit immobilier remontent légèrement en août sous l'effet de l'OAT à 10 ans. Explications et conseils aux emprunteurs.

Rentrée littéraire : les librairies indépendantes au bord de la crise

Ventes en baisse depuis le début de l'année, charges en hausse : la rentrée littéraire 2026 s'annonce décisive pour les librairies indépendantes françaises.

Air fryer : l’appareil qui a durablement changé la cuisine du quotidien des Français

Une étude Ifop pour Pyrex révèle que 45 % des Français possèdent désormais un air fryer, adopté pour le gain de temps et utilisé chaque semaine par la grande majorité des foyers équipés.

BlablaStream nouvelle adresse Août 2026

Nouvelle adresse de BlablaStream vérifiée en août 2026, blocage ARCOM et alternatives légales.

Décoration : pourquoi la seconde main s’impose dans nos intérieurs

Meubles d'occasion, service IKEA Seconde Vie, budget déco sous pression : la seconde main devient une tendance déco à part entière en France. Tour d'horizon des chiffres et des acteurs qui structurent ce marché.

Share

Chaque rentrée apporte son lot de nouveautés administratives, et le 1er septembre 2026 ne fait pas exception. Entre la réforme des arrêts maladie, l’évolution du calcul de la retraite pour les parents et plusieurs ajustements fiscaux, plusieurs textes entrent en vigueur simultanément. Voici, faits et chiffres à l’appui, ce qui change concrètement pour les salariés, les indépendants et les futurs retraités.

Arrêts maladie : une prescription désormais plafonnée

La mesure la plus commentée concerne la durée des arrêts de travail. À compter du 1er septembre 2026, la première prescription d’un arrêt maladie est plafonnée à 31 jours, et une éventuelle prolongation ne peut excéder 62 jours. Cette limite, fixée par le décret n° 2026-498 publié le 12 juin 2026, s’applique aux médecins, mais aussi aux chirurgiens-dentistes et aux sages-femmes, désormais tous soumis au même cadre.

  • Prescription initiale : maximum 31 jours
  • Prolongation : maximum 62 jours
  • Professionnels concernés : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes

Le texte prévoit toutefois une soupape : si l’état de santé du patient le justifie, le professionnel de santé peut dépasser ces plafonds, en s’appuyant sur les recommandations de la Haute Autorité de santé lorsqu’elles existent. La réforme s’inscrit dans un contexte de hausse continue des arrêts indemnisés, en progression de 10 % entre 2019 et 2024 pour atteindre 9,1 millions d’arrêts, pour une facture de 17,9 milliards d’euros en 2025. Les nouvelles règles n’imposent pas de retour au travail anticipé en cas de besoin médical réel, mais elles visent à mieux encadrer les prescriptions les plus longues. Pour les questions de droit du travail liées à ces évolutions, la rubrique droit et justice du site suit régulièrement ces textes réglementaires.

Retraite : la prise en compte des enfants évolue

Deuxième chantier de cette rentrée : le calcul des pensions de retraite pour les parents. Les décrets sont entrés en vigueur dès le 1er août 2026, mais l’essentiel de leurs effets ne s’appliquera qu’aux pensions liquidées à partir du 1er septembre 2026. Le nombre d’années retenues pour déterminer le salaire annuel moyen, habituellement fixé à 25 ans dans le régime général, passe à 24 ans pour les assurés ayant eu un enfant et à 23 ans pour ceux qui en ont eu deux ou plus. Cette règle vaut pour le régime général, la Mutualité sociale agricole et les travailleurs indépendants.

Autre nouveauté : une bonification d’un trimestre est désormais accordée aux femmes fonctionnaires ayant accouché depuis le 1er janvier 2004, dans la fonction publique comme dans les établissements industriels de l’État. Enfin, les trimestres et bonifications liés aux enfants seront désormais comptabilisés dans les durées requises pour bénéficier d’un départ anticipé au titre des carrières longues, un point qui concerne aussi bien les salariés du privé que les professions libérales. Ces ajustements techniques peuvent modifier de façon sensible l’âge de départ ou le montant de la pension ; ils s’ajoutent aux paramètres suivis de près dans la rubrique finance et économie.

Impôts, énergie : d’autres ajustements en toile de fond

Comme chaque année, le taux de prélèvement à la source est actualisé au 1er septembre en fonction des revenus déclarés, ce qui peut faire varier le montant prélevé sur les salaires ou pensions dès la rentrée. Côté logement, MaPrimeRénov’ évolue également : l’aide ne pourra plus être accordée pour des travaux de rénovation qui conservent un système de chauffage au gaz, une inflexion cohérente avec les objectifs de sortie des énergies fossiles. Enfin, le prix repère de vente du gaz doit augmenter de 5,6 % en septembre selon les indications communiquées par les pouvoirs publics, un signal à surveiller pour les ménages qui préparent leur budget de rentrée.

Pris isolément, chacun de ces textes peut sembler technique. Mis bout à bout, ils dessinent une rentrée où administrations, employeurs et professionnels de santé devront ajuster leurs pratiques, tandis que les ménages verront certains effets se répercuter sur leur fiche de paie ou leurs devis de travaux. Les évolutions liées à l'emploi et à la formation, souvent connexes à ces réformes sociales, sont à suivre du côté de la rubrique emploi et formation.

Questions fréquentes

Qui décide si un arrêt maladie peut dépasser 31 jours ?

C’est le professionnel de santé prescripteur (médecin, chirurgien-dentiste ou sage-femme) qui peut prolonger l’arrêt au-delà du plafond s’il estime, au regard de l’état de santé du patient, que c’est médicalement justifié, en s’appuyant si besoin sur les recommandations de la Haute Autorité de santé.

Tous les parents sont-ils concernés par la baisse du nombre d’années de référence pour la retraite ?

La réduction à 24 ou 23 ans s’applique aux assurés du régime général, de la Mutualité sociale agricole et aux travailleurs indépendants ayant eu respectivement un ou plusieurs enfants, pour les pensions liquidées à partir du 1er septembre 2026.

MaPrimeRénov’ disparaît-elle pour tous les travaux de chauffage ?

Non, seuls les projets de rénovation qui maintiennent un système de chauffage au gaz ne sont plus éligibles à l’aide à partir du 1er septembre 2026 ; les autres travaux de rénovation énergétique restent concernés selon les critères habituels.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

spot_img